Le cyberharcèlement touche aujourd’hui de nombreux jeunes. Selon l’étude Caisse d’Épargne - Association e-Enfance / 3018 du 30 Octobre 2025, 37 % des 6-18 ans déclarent avoir été victimes de harcèlement ou de cyberharcèlement, souvent dès l’école primaire.
Ces situations ne restent pas sans conséquences : perte de confiance, anxiété, troubles du sommeil et, pour un quart des victimes, pensées de mise en danger.
Face à ces situations, un dispositif national existe pourtant : le 3018, accessible par téléphone, tchat ou application. Il permet d’être écouté, conseillé et d’agir rapidement pour faire retirer des contenus ou bloquer un compte.
Mais l’étude met en lumière un paradoxe préoccupant :
=> 70% des jeunes et 60% des parents ne connaissent pas le 3018.
Autrement dit, un outil d’aide existe, mais une grande partie des familles n’y a pas recours simplement parce qu’elle ignore son existence.
Or le cyberharcèlement s’inscrit souvent dans une dynamique de groupe : 45 % des auteurs déclarent avoir agi sous l’effet collectif, et près d’un tiers des élèves disent avoir déjà été témoins d’une situation sans toujours savoir comment réagir.
Mieux faire connaître les ressources disponibles constitue donc une étape essentielle. Informer les jeunes, accompagner les parents et donner des repères aux témoins permet d’agir plus tôt et d’éviter l’isolement de la victime.
Le 3018 est un outil de protection.
Encore faut-il que chacun sache qu’il existe.
Sensibiliser, relayer et expliquer ces dispositifs fait partie intégrante de la prévention.