09.02.2026

Vers un dépistage généralisé du cancer du poumon : ce que les familles doivent savoir

 

 

 

À l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé une avancée majeure dans la lutte contre le cancer du poumon : la France vise la mise en place d’un dépistage généralisé d’ici 2030. Une évolution importante, alors que ce cancer reste l’un des plus meurtriers et qu’aucun programme national de dépistage organisé n’existe encore, contrairement au cancer du sein ou du côlon.

Un dépistage ciblé dès mars 2026

Dès le mois de mars, plus de 20 000 personnes seront invitées à participer à un dépistage ciblé. Cette première étape permettra de tester différentes méthodes, principalement basées sur des scanners pulmonaires, afin d’identifier les profils les plus à risque.

L’objectif est clair : définir d’ici 2030 quels Français devront bénéficier d’un dépistage systématique, et bâtir un programme national fiable, efficace et accessible.

Pourquoi c’est important ?

Le cancer du poumon touche souvent des personnes encore en activité, parfois parents de jeunes enfants ou aidants familiaux. Un dépistage plus précoce pourrait : augmenter les chances de guérison, réduire les traitements lourds ou limiter l’impact sur la vie familiale et professionnelle.

Pour les familles, cela signifie un accès plus équitable à la prévention et une meilleure prise en charge des risques.

Un effort national renforcé

Cette annonce s’inscrit dans la stratégie décennale de lutte contre le cancer (2020‑2030). Le président de la République doit d’ailleurs préciser les moyens engagés, alors que plus d’un milliard d’euros d’investissement public sont déjà mobilisés pour : améliorer le dépistage, soutenir la recherche, et développer des traitements produits en France.

Et pour le cancer du sein ?

En parallèle, une nouvelle expérimentation va cibler les femmes présentant un risque élevé de cancer du sein, afin d’adapter les parcours de dépistage et de renforcer la prévention.

Un pas de plus vers une santé plus préventive

Pour les familles, ces annonces marquent une évolution importante : la France s’oriente vers une médecine plus préventive, capable de détecter plus tôt les cancers et de mieux accompagner les patients