Aujourd’hui, près d’un salarié sur cinq accompagne aujourd’hui un proche âgé, malade ou en situation de handicap. Pourtant, 61 % d’entre eux n’osent pas en parler à leur employeur.
Entre la peur d’être jugés, la crainte de freiner leur carrière et la méconnaissance des dispositifs existants, les aidants vivent trop souvent leur engagement dans l’ombre.
Ce silence n’est pas sans conséquences : fatigue, baisse de disponibilité, fragilisation financière, impact sur la santé mentale. Avec près de plusieurs heures d’aide par semaine, concilier vie professionnelle et responsabilités familiales devient un défi quotidien.
Face à cette réalité qui touche des millions de foyers, Familles de France reste pleinement mobilisée pour défendre les droits des aidants et promouvoir une réponse collective ambitieuse. Nous proposons de mettre en lumière les principales aides.
Quelles sont les aides essentielles pour soutenir les proches aidants ?
1. L’aide du proche aidant
Selon les territoires, collectivités, caisses de retraite et mutuelles proposent des aides financières, du répit ou un accompagnement psychologique. Ces soutiens, encore trop inégaux, peuvent pourtant transformer le quotidien.
2. L’Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA)
Depuis 2025, le Congé de Proche Aidant peut être indemnisé jusqu’à 264 jours sur l’ensemble de la carrière. En 2026, l’AJPA s’élève à 66,64 € par jour. Un dispositif indispensable, mais encore trop méconnu.
3. Le don de jours de repos entre collègues
Un salarié peut donner anonymement des jours de repos à un collègue aidant. Une solidarité précieuse qui permet de maintenir son salaire tout en accompagnant un proche.
4. L’aide au répit dans le cadre de l’APA
Pour les aidants de personnes âgées bénéficiaires de l’APA, une enveloppe dédiée peut financer : accueil de jour, hébergement temporaire, intervention à domicile.
5. L’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie
Versée jusqu’à 21 jours, elle permet d’accompagner un proche dans ses derniers moments tout en bénéficiant d’une indemnisation.
6. Les aides fiscales
Elles incluent notamment :
- Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile,
- Réduction d’impôt pour l’hébergement d’un parent,
- Déductions liées à la dépendance.
7. Les autres aides possibles
Selon les situations : Caisses de retraite, mutuelles, CCAS, associations, et plateformes de répit sont autant d’aides possible auquel s’adresser en complément des aides plus institutionnels.
Les plateformes d’accompagnement et de répit (PFR) : un maillon essentiel mais encore fragile
Les plateformes d’accompagnement et de répit (PFR), créées dans le cadre du plan Alzheimer puis ouvertes à tous les aidants en 2021, jouent un rôle majeur. Avec environ 300 plateformes recensées, elles offrent écoute, information, soutien psychologique, ateliers et espaces d’entraide.
À l’origine, ces plateformes ont été créées pour les aidants de personnes atteintes d’Alzheimer.
Aujourd’hui, elles accompagnent plus largement les proches aidants de :
- Personnes âgées en perte d’autonomie,
- Personnes avec maladie chronique invalidante,
- Personnes en situation de handicap (quel que soit l’âge).
Familles de France : une vigilance constante pour les aidants
Face à ces constats, Familles de France réaffirme son engagement en faveur des aidants
- Meilleure reconnaissance des aidants dans le monde du travail,
- Simplification et harmonisation des dispositifs,
- Financement renforcé du répit,
- Meilleure coordination entre acteurs locaux,
- Visibilité accrue des PFR et des aides existantes,
- Accompagnement adapté aux aidants actifs, souvent invisibles.