28.10.2026

Le suivi de la santé des élèves : ce que les familles doivent savoir

 

Un enfant en bonne santé apprend mieux. C’est pour cela que l’École a, parmi ses missions, le suivi de la santé des élèves. Ce suivi contribue à l’« École promotrice de santé ». Il s’appuie sur des visites médicales et des dépistages obligatoires, et sur des consultations à la demande en cas de besoin particulier.

Les rendez-vous clés de la scolarité

Un premier bilan de santé obligatoire a lieu entre 3 et 4 ans, à l’école, par la protection maternelle et infantile (PMI). Une visite médicale obligatoire est ensuite organisée entre 5 et 6 ans par la médecine scolaire, centrée sur le développement de l’enfant et ses apprentissages. Ce bilan permet notamment de repérer des difficultés de vue, d’audition ou de développement. Enfin, une visite de dépistage infirmier est prévue lors de la douzième année de l’enfant, à l’entrée au collège.

Des dépistages spécifiques complètent ce calendrier. L’Éducation nationale et l’Assurance maladie les expérimentent dans des écoles pilotes d’une cinquantaine de départements. Ils concernent la vue, dès la très petite et la petite section de maternelle, et la scoliose, en CM1. Le dépistage des troubles du langage vise les enfants de 36 à 42 mois scolarisés en maternelle. Ces dispositifs ne sont pas encore disponibles partout : renseignez-vous auprès de l’école de votre enfant.

En dehors de ces rendez-vous, les infirmières de l’Éducation nationale participent au suivi des élèves et peuvent intervenir à la demande des équipes éducatives ou des familles, ou de leur propre initiative. Les parents peuvent donc solliciter eux-mêmes l’infirmière ou le médecin scolaire.

Un dispositif sous tension

Sur le terrain, le constat est préoccupant. Les Assises de la santé scolaire indiquent que la visite médicale de la 6e année ne concerne aujourd’hui qu’environ 20 % des élèves. Les pouvoirs publics ont annoncé une évolution du dispositif, avec une mise en œuvre prévue à la rentrée 2026. Les familles doivent suivre de près ses modalités concrètes. L’obligation existe sur le papier, mais le manque de professionnels de santé scolaire empêche de la faire respecter partout, ce qui creuse les inégalités entre territoires. 

Les conseils de Familles de France aux parents

  • Gardez le carnet de santé de votre enfant à jour et apportez-le lors de chaque visite. Vous pouvez aussi préparer la visite en remplissant les parties qui vous sont destinées. 
  • Répondez aux convocations de la PMI et de la médecine scolaire, et signalez à l’école toute difficulté observée à la maison (fatigue, maux de tête, difficultés à lire au tableau, sommeil, mal-être).
  • Ne vous reposez pas uniquement sur l’école : ces bilans complètent le suivi assuré par le médecin traitant, mais ne le remplacent pas. Ils permettent d’orienter l’enfant vers lui en cas de besoin.
  • Si votre enfant n’a pas été vu, faites-le savoir à la direction de l’école ou de l’établissement et demandez un rendez-vous avec l’infirmière scolaire.

Nos demandes

Familles de France demande que chaque enfant bénéficie effectivement des bilans prévus par la loi, quel que soit son lieu de vie. Cela suppose :

  • Renforcer les effectifs de médecins et d’infirmiers scolaires, et l’attractivité de ces métiers ;
  • Garantir une information claire des familles sur le calendrier, le contenu et le suivi des visites ;
  • Assurer un véritable suivi après le dépistage, afin que les difficultés repérées débouchent sur une prise en charge rapide, notamment pour les familles éloignées du soin ;
  • Associer les représentants des parents à l’évaluation de la nouvelle organisation annoncée.

Parce que la santé est une condition de la réussite scolaire, elle ne peut pas dépendre du code postal de l’enfant.