J-1 avant la présentation du PLFSS 2027 par le Gouvernement
À la veille de la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027, Familles de France demande à ce que les familles ne soient pas la variable d’ajustement des déficits.
La Fédération appelle également à mesurer pleinement les conséquences des choix budgétaires sur les familles.
Elle ne conteste ni la nécessité de redresser les comptes publics ni celle de rechercher davantage d’efficacité dans la dépense publique. Mais l’effort budgétaire ne peut reposer, mesure après mesure, sur les ménages et en particulier sur les familles.
Mesurer l’impact réel des mesures sur les familles
Les familles ne vivent pas les politiques publiques séparément. Elles font face à un ensemble de dépenses qui déterminent, au quotidien, leur pouvoir d’achat et leur capacité à répondre aux besoins de leurs enfants.
Santé, logement, retraites, rentrée scolaire, indemnisation des arrêts maladie : les mesures envisagées concernent plusieurs dimensions de la vie familiale.
Familles de France demande donc que leur impact cumulé soit clairement établi, notamment selon les revenus et le nombre d’enfants.
Cette transparence est indispensable pour répondre à une question simple : quelle part de l’effort demandé pour réduire les déficits reposera directement ou indirectement sur les ménages ?
Préserver une politique familiale pour toutes les familles
Familles de France porte une attention particulière à la situation des classes moyennes, qui contribuent largement au financement de notre modèle social tout en pouvant rester à l’écart de certains dispositifs ciblés.
La politique familiale ne peut cependant être réduite à une politique de lutte contre la pauvreté. Elle doit aussi reconnaître et accompagner les familles qui élèvent des enfants, quels que soient leurs niveaux de revenus.
Cette question se pose notamment pour l’allocation de rentrée scolaire et les aides au logement, dont toute évolution doit être appréciée au regard des dépenses réellement supportées par les familles.
Elle se pose également en matière de santé. La lutte contre la fraude est nécessaire, mais elle ne doit pas conduire à faire peser indistinctement de nouvelles charges sur les personnes confrontées à la maladie ni accroître le renoncement aux soins.
Pour une politique familiale lisible et équitable
La remise à plat de la branche Famille peut constituer une occasion de rendre notre système plus simple et plus cohérent. Elle ne doit pas avoir pour seul objectif de rechercher de nouvelles économies.
Familles de France demande, avant tout arbitrage :
- le nombre de familles gagnantes et perdantes pour chaque réforme
- les effets selon les niveaux de revenus et le nombre d’enfants
- l’impact annuel cumulé des mesures sur les familles
- la part de l’effort demandée aux ménages par rapport aux autres leviers d’économies
- la cohérence entre les mesures envisagées et l’objectif affiché de soutien aux familles et à la natalité.
La maîtrise des dépenses publiques est une nécessité. Elle doit toutefois s’accompagner d’une politique familiale stable, lisible et équitable.
Soutenir les familles n’est pas une dépense à réduire : c’est un investissement dans l’avenir du pays.
Familles de France appelle ainsi à une véritable remise à plat de notre politique familiale, pour la rendre plus simple, plus efficace et plus juste, sans faire des familles la variable d’ajustement des déficits.