29.05.2026

Crise du remplacement des enseignants : Familles de France exige que le ministre anticipe avant qu'il ne soit trop tard

L’enquête annuelle du SNPDEN-UNSA, présentée le 26 mai 2026, confirme ce que les familles vivent au quotidien depuis trop longtemps. Les chiffres sont accablants. Et une réforme majeure arrive. L’État est-il prêt ?

Selon cette enquête, 41 % des établissements déclarent manquer d’au moins un professeur, et plus d’un établissement sur deux fait face à l’absence simultanée de deux à cinq enseignants non remplacés. Derrière ces statistiques, ce sont des enfants qui restent des heures sans cours, des parents qui s’organisent dans l’urgence, et des apprentissages fondamentaux sacrifiés jour après jour.

Familles de France dénonce une perte de chance inacceptable pour nos enfants, en particulier les plus vulnérables. La dégradation des remplacements, notamment lors des absences de longue durée, n’est plus tolérable.

Un rapport de la Cour des comptes publié en 2025 documentait déjà l’aggravation continue de cette crise depuis 2018. Les alertes ont été ignorées. C’est une faute grave.

Une avancée sociale saluée… mais qui doit être anticipée

Familles de France salue avec enthousiasme le nouveau congé de naissance, une avancée sociale pleinement justifiée, qui permettra à davantage de parents d’être présents aux côtés de leur enfant dès les premiers jours de vie.

C’est une victoire pour les familles, et nous en sommes fiers.

Par ailleurs le congés naissance récemment en vigueur, va mécaniquement accroître le nombre d’absences d’enseignants, pour ceux qui souhaiteront le prendre. Sans anticipation sérieuse, sans renforcement immédiat des viviers de remplaçants, ce grand progrès social risque d’aggraver encore une situation déjà critique dans les classes.

Il serait tragique qu’une réforme gagnée pour les familles se retourne contre leurs enfants à l’école.

Familles de France demande un plan d’urgence

Familles de France demande au ministre de l’Éducation nationale un plan concret, chiffré et urgent pour faire face à cette réalité.

Nos enfants n’ont qu’une scolarité. Chaque heure de cours perdue ne se rattrape que difficilement.

Contact presse : Émilie Souplet – Pôle Éducation | 06 27 67 20 61