13.03.2026

Périscolaire : Familles de France demande des États généraux et une commission d’enquête

Périscolaire : Familles de France exige des États généraux, une commission d’enquête, la protection des lanceurs d’alerte et un véritable soutien à la filière

Le temps périscolaire concerne chaque année plusieurs millions d’enfants en France. Pourtant, ce secteur essentiel de la vie des familles demeure inégalitaire, insuffisamment contrôlé et, dans certains cas, dangereusement défaillant.

La Fédération Familles de France, présente dans plus de 2 000 communes, ne peut plus se taire.

Au-delà des dysfonctionnements organisationnels déjà bien documentés, notamment des tarifications opaques, un encadrement insuffisant et des délégations de service public mal contrôlées, des signalements bien plus graves émergent aujourd’hui. Des enfants victimes de maltraitances et d’agressions sexuelles dans des structures censées les accueillir en sécurité ont été signalés.

Ces faits révèlent des failles systémiques dans le recrutement, le contrôle des antécédents judiciaires et les procédures de protection de l’enfance.

La situation est encore aggravée par le sort réservé aux professionnels qui ont osé alerter. Des animateurs et agents territoriaux, après avoir signalé des faits graves, ont été mis à l’écart, mutés ou soumis à des pressions pour se rétracter.

Dans certaines communes, une véritable chape de plomb semble s’être installée, faisant parfois passer la réputation de la collectivité avant la sécurité des enfants. Cette situation est inacceptable.

Les quatre exigences de Familles de France

Face à ces dérives, Familles de France formule quatre exigences majeures :

1. L’organisation d’États généraux du périscolaire
Réunissant familles, professionnels, collectivités et services de l’État afin de bâtir un cadre national cohérent, intégrant pleinement les enjeux de protection de l’enfance.

2. La création d’une commission d’enquête parlementaire
Chargée d’examiner les agressions commises, les défaillances institutionnelles et les pressions exercées sur les lanceurs d’alerte.

3. La protection effective des agents signalants
Avec l’application réelle de la loi Sapin II et la création d’une cellule d’alerte indépendante dédiée au secteur périscolaire sur l’ensemble du territoire national.

4. Un plan national de soutien à la filière périscolaire
Ce plan doit inclure :

  • la revalorisation des métiers,
  • une formation continue obligatoire à la protection de l’enfance,
  • l’amélioration des conditions de travail,
  • la reconnaissance statutaire des professionnels de l’animation.

Ces femmes et ces hommes sont en première ligne auprès de nos enfants. Ils doivent disposer des moyens nécessaires pour exercer leur mission avec dignité, sécurité et compétence.

Les enfants de France méritent mieux que le silence.

Contact presse
Émilie Souplet Pôle Éducation | 06 27 67 20 61

Mireille Lachaud – Pôle Politique familiale | 06 16 58 69 92