Depuis le 1er mars 2026, le report de la majoration des allocations familiales de 14 à 18 ans est effectif. Cette mesure concerne 5 millions de foyers et peut entraîner un manque à gagner jusqu’à 900 € par an pour les familles avec deux enfants.
Une perte concrète pour les familles
Jusqu’à présent, les familles percevaient cette majoration dès que le plus jeune atteignait 14 ans. Pour les foyers de trois enfants ou plus, elle s’appliquait à chaque enfant jusqu’à 20 ans. Avec le nouveau dispositif, quatre années de soutien disparaissent alors que les dépenses liées à l’adolescence telles qu’alimentation, loisirs, transport, équipement restent très importantes. Selon l’IRES pour le HCFEA, le coût moyen d’un enfant est estimé à 9 000 €/an, soit environ 750 €/mois.
Familles de France avait déjà alerté
En octobre 2025, Familles de France dénonçait déjà ce report via son communiqué de presse, considérant cette réforme comme injuste, incohérente et inégalitaire. L’association soulignait alors que l’adolescence est une période où le soutien familial est le plus nécessaire et que cette mesure fragilise les familles les plus modestes.
Les interventions de Familles de France
Le 2 mars 2026, Émilie Souplet, responsable du pôle Éducation de Familles de France, est intervenue au Journal de 7h sur France Culture : « Les familles ne doivent pas être sacrifiées sur l’autel des restrictions budgétaires. Une perte de revenus peut réduire les loisirs et la qualité de l’alimentation des enfants. Il est urgent de garantir un soutien réel à toutes les familles. »
Le 27 février 2026 Mireille Lachaud, responsable du pôle Politique familiale précisait : "La dénatalité est liée au fait que la société ne prenne pas assez en compte les familles. La réforme des allocations familiales revient à faire payer le congé de naissance par les familles modestes avec des adolescents, alors que les excédents de la Cnaf devraient servir aux familles". Source, article AFP repris dans différents médias dont France Bleu
Une réforme contestée
Cette réforme, destinée à financer le nouveau congé de naissance, est perçue comme un recul du soutien à l’éducation des adolescents et un mauvais signal dans un contexte où la natalité reste un enjeu national. Familles de France demande un réexamen de cette mesure et continue de défendre une politique familiale universelle et cohérente, qui accompagne les enfants jusqu’à l’âge adulte et soutient les parents dans leurs dépenses quotidiennes.
Et notre article sur notre site : Réforme des allocations familiales : un recul majeur du soutien aux parents