23.10.2013

René Blondin au JT TF1 et dans le "midi libre"

René Blondin, président de OR.GE.CO 30/Familles de France a été interviewé par les journalistes de TF1 et du "midi libre".

Accès à la vidéo du JT de 13 h du 2 octobre avec Jean-Pierre Pernault


Article paru dans le midi libre du 22 octobre 2013

René Blondin, président du Centre technique régional de la consommation, tire la sonnette d'alarme sur le niveau des impôts. Entretien. 
Vous avez été l’invité du journal télévisé de 13 heures présenté par Jean-Pierre Pernaut sur TF1. Votre intervention était très alarmante !

En effet, mais la situation est actuellement très inquiétante pour les consommateurs. C’est logique car, cette année, les impôts (revenu, taxes foncières et d’habitation...) sont tous en augmentation. Inévitablement, l’étau se resserre pour les consommateurs car les entrées d’argent (salaire, pension...) restent stables pendant que tout augmente autour d’eux (taxes, électricité, gaz, assurances, loyers...).
 
La situation est tellement inquiétante que, touchés par mon intervention sur TF1, des journalistes de “Capital” sur M6 m’ont contacté pour tourner une émission spéciale (diffusion prévue le 17 novembre, NDLR).

Constatez-vous de plus en plus de consommateurs en détresse ?

Incontestablement. Le Centre technique régional de la consommation du Languedoc-Roussillon, qui fédère pratiquement l’ensemble des associations de consommateurs de la région, avec vingt et une associations départementales et plus de cinquante associations locales, ne cesse de recevoir en cette période de très nombreuses réclamations de consommateurs excédés par ces impositions très majorées.

Pour vous parler du Gard, puisque je suis le président de l’association Orgeco 30/Familles de France, on constate actuellement une recrudescence de 20 % de plaintes rédigées par des consommateurs dans le désarroi.

Cette situation touche-t-elle toutes les classes sociales ?

Oui et c’est ce qui est le plus inquiétant. Avant, c’était toujours les mêmes qui étaient en délicatesse. Mais aujourd’hui, ça touche des gens qui n’avaient jamais eu de problème d’argent. On se retrouve aussi avec beaucoup de personnes qui n’ont jamais payé d’impôt sur le revenu et qui ont la désagréable surprise d’en devoir. Telle cette dame veuve qui est venue taper à notre porte, qui se voit taxer à hauteur de 650 € et qui ne sait vraiment pas comment faire pour payer...

Dans le Sud, sommes-nous plus particulièrement touchés ?

La hausse est générale mais c’est vrai que dans le Sud, on fait partie des plus touchés. Notamment Nîmes et Montpellier qui sont des mauvais élèves. La preuve, deux analyses des magazines “Capital” et “Forum” situent Nîmes et Montpellier dans le peloton de tête pour l’imposition de taxes foncières et d’habitation, avec respectivement 1,7 % et 1,9 % d’augmentation. Des taux très supérieurs à celle du pouvoir d’achat.

Quels conseils donnez-vous aux personnes qui se retrouvent dans ces situations critiques ?

Nous conseillons aux consommateurs de prendre rendez-vous avec l’administration qui a établi le montant de l’impôt pour éventuellement contester son calcul et les bases d’imposition. Une erreur est toujours possible. Ensuite, voir le percepteur chargé de l’encaissement afin d’obtenir un étalement du paiement. Ceci reste au bon vouloir de l’administration, ici le Trésor public.