22.10.2026

Alimentation saine à prix coûtant : Familles de France s’engage

 

 

Familles de France fait partie des 37 associations qui demandent que 100 aliments bons pour la santé soient vendus à prix coûtant dans les supermarchés.

Lancée en février 2026 notre Fédération à signé avec d'autres associations du secteur la pétition qui  réclame une mesure simple. La grande distribution devrait vendre sans marge 100 produits recommandés par le Programme National Nutrition Santé : fruits et légumes frais, produits laitiers et céréaliers, poisson, œufs, produits pour bébé.

Pour les familles, l’enjeu est concret. Un panier équilibré coûte 539 € par mois pour une famille de quatre personnes, soit 38 % du Smic. Un Français sur trois déclare avoir déjà sauté un repas par manque d’argent.

Selon les associations, la mesure ne coûterait rien à l’État et ne pénaliserait pas les agriculteurs. Elle ne représenterait qu’un effort limité pour des enseignes qui proposent plus de 6 000 références alimentaires.

En avril, les 37 associations ont écrit au Premier ministre pour demander une loi en ce sens. La pétition comptait alors près de 40 000 signatures. Parmi les enseignes, seul Coopérative U s’est engagé à retravailler sa liste de produits à prix coûtant.

La mesure a été déposée à l’Assemblée nationale par le député Boris Tavernier, puis au Sénat par la sénatrice Antoinette Guhl (proposition de loi n° 25-940, déposée le 2 septembre). Le texte prévoit que les magasins de plus de 400 m² appartenant à un groupe d’au moins cinq points de vente proposent en permanence un panier d’au moins 80 références à prix coûtant. Il n’impose ni vente à perte, ni report du coût sur les producteurs, ni argent public. Mais le 14 octobre, la commission des affaires économiques du Sénat a rejeté le texte.

Ce rejet en commission ne clôt pas le débat. Familles de France appelle les parlementaires des deux chambres à dépasser les clivages et le Gouvernement à soutenir la mesure.

Une alimentation saine est un droit, pas un luxe : Familles de France demande aux parlementaires de ne pas renoncer à cette mesure simple, protectrice du pouvoir d’achat des familles et de la santé des enfants.