26.10.2026

PLFSS 2027 : Audition 22-10-26 au Sénat

 

 

Les familles ne sont pas une variable d’ajustement budgétaire. Elles sont au cœur de notre pacte social.

L’audition au Sénat du 22 octobre 2026 a mis en lumière l’ampleur des conséquences potentielles du PLFSS 2027 pour les familles. Le gel des prestations familiales, le report de quatre ans de la majoration des allocations familiales et le recentrage de l’allocation de rentrée scolaire pourraient se traduire par une perte de pouvoir d’achat et un reste à charge accru pour les parents.

Or la branche Famille est excédentaire : 1,2 milliard d’euros en 2025, et 1,6 milliards prévus en 2027. Pourtant, le PLFSS 2027 prévoit de nouvelles économies sur les prestations familiales, notamment leur gel et le recentrage de l’allocation de rentrée scolaire. Alors que les recettes de la branche devraient dépasser ses dépenses, les familles sont appelées à supporter de nouveaux efforts pour contribuer au redressement des comptes publics.

La question est donc politique autant que budgétaire : pourquoi réduire le soutien aux familles quand la branche qui leur est consacrée est excédentaire ? Cet excédent doit-il contribuer à combler les déficits d’autres branches, ou permettre de mieux répondre aux besoins des enfants et de leurs parents ?

Les effets annoncés sont significatifs : jusqu’à 906 € de perte annuelle pour certaines familles de deux enfants et 2 719 € pour certaines familles de trois enfants du fait du report de la majoration, auxquels pourraient s’ajouter les pertes liées au gel des prestations et à la réduction de l’allocation de rentrée scolaire. Dans le même temps, le ralentissement des financements de l’accueil du jeune enfant risque de compliquer davantage l’accès à des modes de garde abordables.

Ces mesures interviennent alors que 67 % des parents déclarent ne pas avoir les moyens financiers d’envisager un enfant supplémentaire. Le risque est clair : en cumulant les économies sur les prestations et les services aux familles, le budget fragilise leur capacité à élever leurs enfants et à préparer leur avenir.

Les mouvements familiaux nationaux défendent ainsi une exigence commune : retrouver une politique familiale universelle, stable et lisible pour que chaque projet de famille soit un investissement reconnu pour apporter à la nation sa contribution et sa régénérescence.  

Retrouvez ici la contribution écrite de Familles de France à l'audition