29.07.2026

Noyades en France : un bilan de mi-saison déjà très préoccupant

 

Au lendemain de la Journée mondiale de prévention de la noyade, célébrée chaque 25 juillet, Familles de France renouvelle son appel aux pouvoirs publics face à une situation particulièrement préoccupante.

Selon les données de Santé publique France, entre le 1er mai et le 15 juillet 2026, 925 noyades ont été recensées en France, dont 274 mortelles, soit près d'une noyade sur trois. Cela représente une hausse de 14 % par rapport à la même période de 2025. Parmi les victimes, 37 enfants et adolescents ont déjà perdu la vie. Les épisodes de forte chaleur aggravent encore la situation : 79 % des noyades mortelles sont survenues durant les périodes de vigilance canicule.

Ces chiffres confirment les inquiétudes exprimées par Familles de France dès le début de l'été. Avec le changement climatique et la multiplication des épisodes caniculaires, le risque de noyade devient un enjeu majeur de santé publique.

Le bilan de l'été 2025 rappelait déjà l'ampleur du phénomène : 1 418 noyades, 409 décès et une forte augmentation des victimes chez les jeunes. Au rythme actuel, l'été 2026 pourrait être au moins aussi dramatique.

Face à cette situation, Familles de France demande la mise en œuvre rapide de trois mesures prioritaires : l'adoption d'un plan national anti-noyade coordonné entre les ministères concernés, l'intégration du swim rescue dès la maternelle afin d'apprendre aux enfants les gestes essentiels pour se mettre en sécurité dans l'eau, et la revalorisation urgente des maîtres-nageurs sauveteurs, confrontés à une pénurie de près de 5 000 postes.

La prévention repose également sur la vigilance de chacun. Les parents sont invités à ne jamais laisser un enfant sans surveillance à proximité de l'eau, à désigner un adulte exclusivement chargé de la surveillance des baignades, à privilégier les zones surveillées et à connaître les gestes de premiers secours. Même un enfant sachant nager peut être victime d'une noyade.

La noyade n'est pas une fatalité. En mobilisant les pouvoirs publics, les collectivités, les établissements scolaires et les familles, il est possible de sauver des vies et de faire en sorte que les activités aquatiques restent synonymes de plaisir et non de drame.