À l’approche des fêtes, la ruée vers les magasins de jouets est un phénomène bien connu. Mais à l’ère du e-commerce, une nouvelle pratique vient perturber la disponibilité des produits : le scalping.
Ce procédé, accessible à tout particulier, consiste à acheter en grande quantité des articles très demandés afin de créer artificiellement une pénurie, puis à les revendre à un prix largement supérieur. Cette raréfaction organisée entraîne mécaniquement une hausse des prix sur le marché de la revente de produits neufs.
Le phénomène s’est particulièrement développé avec l’engouement autour des cartes Pokémon, amplifié par des influenceurs très suivis sur les réseaux sociaux. Cet effet de mode a relancé la demande et favorisé une forte spéculation sur les cartes les plus rares. Plus largement, les scalpers ciblent tous les produits populaires auprès des familles.
On a notamment observé ce phénomène pendant la crise du Covid-19, avec les consoles de jeux vidéo : leur faible disponibilité, combinée à des achats massifs réalisés par des scalpers, a entraîné une explosion des prix, souvent jusqu’à deux fois le tarif recommandé par les fabricants.
Pour limiter ces pratiques, les enseignes physiques et en ligne mettent désormais en place des restrictions sur le nombre d’articles pouvant être achetés par le consommateur. Toutefois, ces dispositifs restent imparfaits, certains étant facilement contournés grâce à l’utilisation de robots ou de comptes multiples.
Afin de ne pas alimenter cette spirale inflationniste, il est recommandé aux consommateurs de faire preuve de patience et d’attendre le réapprovisionnement des stocks par les distributeurs.