28.06.2017

DGCCRF: résultats de l'enquête 2016 sur les produits cosmétiques

La DGCCRF vient de publier les résultats de l'enquête qu'elle a mené en 2016 sur les produits cosmétiques. L’enquête a concerné les produits cosmétiques mis sur le marché national, qu’ils soient fabriqués dans l’Union européenne ou importés de pays tiers. Près de 8 000 produits cosmétiques ont été contrôlés, notamment les plus utilisés comme les produits pour le bain et la douche ainsi que les soins (crèmes, émulsions, gels). Près de 700 de ces produits ont fait l’objet d’une analyse en laboratoire.

Des anomalies ont été détectées pour 22 % des actions contrôles (39 % des établissements présentant au moins une anomalie). 

Plus de 600 cosmétiques détéctés avec un étiquetage non conforme

L’étiquetage du produit cosmétique est notamment destiné à informer le consommateur sur la nature du produit, sa composition, sa fonction et ses précautions d’emploi, ses conditions de conservation et doit permettre l’identification exacte du produit et de la personne responsable de sa mise sur le marché. Cet ensemble d’informations, loin d’être une obligation purement formelle, contribue à la traçabilité et à la sécurité d’utilisation du produit.

Il est donc particulièrement préoccupant que le nombre de non-conformités portant sur ce point demeure important : plus de 500 produits contrôlés présentaient un étiquetage non conforme. Les principales anomalies constatées ont été l’absence des mentions obligatoires (« à utiliser avant fin », absence du mot « ingrédients », …) ou l’utilisation de la langue française ; d’autres anomalies plus graves ont été relevées telles que l’absence de la liste des ingrédients ou de numéro de lot. 8 % des produits analysés – toutes catégories confondues – ne mentionnaient pas la présence d’allergènes dans la liste des ingrédients alors qu’ils en contenaient. La DGCCRF a prescrit la mise en conformité de l’étiquetage des produits correspondants.

Enfin, les allégations fausses et clairement trompeuses se rencontrent encore trop fréquemment sur les produits et continueront d’être sanctionnées avec sévérité. Les contrôle ont ainsi mis en évidence une multiplication d’allégations de type « sans » (« sans allergènes », « sans parabènes », « sans parfum », « sans soude ») dont certaines, erronnées ou déloyales, sont de nature à troubler la perception du consommateur. Il en est de même pour la mise en avant d’ingrédients « nobles » alors qu’ils figurent dans la composition à des taux parfois extrêmement faibles.

15% des produits se sont révélés dangereux

La DGCCRF a réalisé des contrôles en laboratoire sur près de 700 produits afin, après analyse physicochimique et microbiologique des produits, de comparer leur composition aux dispositions réglementaires et aux informations figurant sur leur étiquetage.

37% des produits prélevés se sont révélés non-conformes et 15% dangereux. Outre des compositions non-conformes à l’étiquetage (manque d’information sur la présence d’allergènes odoriférants, utilisation d’allégations erronées ou contestables telles que « sans parabènes »), ces contrôles ont notamment mis en évidence :

  • - des dépassements des limites réglementaires pour les filtres chimiques des produits solaires ;
  • - des traces de métaux lourds, majoritairement dans les masques de beauté contenant de l’argile.

(source : extrait des résultats de l'enquêtes DGCCRF 2016)

Lire les résultats l'enquêtes DGCCRF 2016