05.10.2014

Le budget 2015 de l’Etat a été présenté au Conseil des Ministres :

On a espéré une situation qui se redresse, on a espéré des décisions courageuses ! La France se met plus encore dans le rouge et donne le sentiment d’une impuissance grandissante dans sa gestion.

Nous attendons tous des horizons meilleurs, des indicateurs qui se redressent et dans ce contexte d’une grande complexité, le budget de l’État que l’on nous propose relève plus du casse-tête que d’un projet gouvernemental  volontariste. Il est bâti sur la défensive.
Avec une croissance très faible et une inflation au ralenti en France et en Europe, les conditions ne sont pas favorables. C’est difficile, avec ces éléments économiques d’avoir une confiance forte dans la politique économique que l’on nous propose.
Pour trouver un peu plus d’une vingtaine de milliard, ce qui est largement insuffisant pour replacer la France dans une situation acceptable, Bercy fait les fonds de tiroir et s’attaque essentiellement aux ménages.

Une forte contribution des ménages

Les ménages vont être les premiers à écoper. « Familles je vous aime » nous a t’on dit lundi 29 septembre et pour vous le prouver nous enlevons 700 millions aux moyens de la politique familiale et un peu plus sur la santé. Elles vont devoir à nouveau se serrer la ceinture et remettre la main au porte-monnaie.
Et pour quelques centimes de plus, en achetant votre gasoil, dont le prix est déjà largement constitué de taxes, les ménages vont participer au financement d’infrastructure. Ces centimes remplaceraient l’écotaxe
Une drôle de manière de régler les problèmes que de toujours rajouter de l’impôt. Et si nous coiffions nos bonnets rouges…peut être que cette augmentation serait remise en question.
Ce projet concerne aussi les collectivités locales, car la baisse de dotation aux communes n’est pas de nature à rassurer les Français. Comment ne pas imaginer demain des hausses de la taxe d’habitation et de la taxe foncière ?
La croissance en souffrira encore un peu plus

Et notre crédibilité !

Nous venons de passer le cap des 2000 milliards d’euros de déficit, avec discrétion. Et chaque jour les euros se rajoutent aux euros. Pas la moindre décision de fond qui puisse redonner confiance et inverser la tendance.
La France ne va encore pas tenir sa promesse faite aux instances européennes.
Nous perdons du temps, en refusant d’engager aujourd’hui de vraies réformes impopulaires mais indispensables au pays pour l’adapter au monde et renouer avec la compétitivité, réduire le poids de la charge du secteur public et ses abus, réformer avec volontarisme le mille feuille territorial et simplifier l’administration souvent bloquante pour la dynamisation économique, accepter que la durée du travail s’adapte à la longueur de la vie. Sans doute faudrait-il avoir une vraie volonté de revoir notre système fiscal, devenu incompréhensible, et inefficace.
Enfin, quand inscrira t’on dans la constitution que tous les budgets publics doivent être équilibrés dés leur conception.

C’est une impuissance politique coupable et regrettable. Faut-il la subir ou faut-il agir.
Il faut à présent choisir. Avant qu’il ne soit trop tard...

P Chrétien
Président national
Familles de France